En cas de désaccord, Protocole Communication Non Violente

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En cas de désaccord, Protocole Communication Non Violente

développement personnel

En cas de désaccord

Protocole CNV

 

Traditionnellement quand nous sommes en désaccord nous catégorisons l’autre, trop différent de nous. Nous le jugeons et nous le condamnons. Pourtant lui aussi réalise le même processus. Qui a raison ? Qui a tort ? C’est l’autre qui a tort évidemment… Sauf que …

En prenant conscience que l’autre parle depuis son expérience, ses talents et ses blessures nous pouvons alors accepter qu’il n’agit pas contre nous mais pour lui.

Que nous-même nous agissons aussi subjectivement avec notre propre histoire. La vérité peut alors être composée de plusieurs réalités. Alors la question n’est plus, qui a raison, mais bien à quelle échelle. Quelles sont les conditions nécessaires pour que cet avis soit véritable ? Quel pourcentage de ce qui est dit, est réel ? A l’inverse du binaire, la proportion est beaucoup plus proche du réel. Il se crée alors une ouverture avec une posture humble qui invite à ne pas penser que ce que nous disons est une vérité universelle puisque nous y sommes. Que nous-même avons dans ce que nous disons, une part fausse, une part qui ne s’applique pas dans certain contexte.

C’est alors que nous pouvons donner du crédit à l’autre même si nous ne voyons pas la pertinence du propos. Ce n’est pas parce que nous ne comprenons pas que c’est faux ou débile. Avec humilité, nous pouvons reconnaître que ce qui est dit ne s’exprime pas dans notre monde, ce qui ne remet pas en cause la véridicité de l’avis.

Notre rôle n’est plus alors de détruire l’autre ou ces propos, de convaincre que notre description a plus de valeur, de ne plus opposer mais bien de se mettre main dans la main, côte à côte pour se compléter. C’est alors que l’important est de construire. C’est le seul cap à garder.

Ainsi voici les questions clés, canevas de notre conversation :

Quelle est mon intention ? Qu’est-ce que j’attends de l’autre quand je parle ? Est-ce que j’ai envie de l’écraser, de le convaincre, d’apprendre, de prendre une décision commune, d’obtenir une information-clé … ?

Quels sont mes besoins ? Est-ce que j’ai besoin de reconnaissance, de sécurité… Est-ce que je demande la réponse à mes besoins ? Est-ce que je sais poser mes limites ?

Suis-je au service de la vie quand je m’exprime ? Quand je me tais ? Quand j’agis ?

Qu’est-ce que je souhaite offrir ? Quel impact a ce que je produis ?

Où va mon attention ? Suis-je connecté à moi ? Ais- je une part d’attention sur ce qui nous rassemble ?

Suis-je bienveillant quoi qu’il arrive ?

Est-ce que je reste au présent, conscient que parler du futur est une projection qui n’arrivera peut-être jamais ?

Est-ce que le sujet est plus important que la relation, ou l’inverse ?

Après une forte dispute un temps de retour au calme est essentiel. En dehors de toute contrainte ou divertissement, entrer en soi afin de repérer ses besoins à l’origine de nos frustrations. Respirer.

Qu’est-ce qui résonne en moi pour m’amener dans cet état ?

De quoi ais-je besoin maintenant pour me sentir bien ?

Titre

Dans une relation harmonieuse, notre part ne peut pas être supérieur ou inférieur à 50 %. Si nous sommes témoin de dysfonctionnements, nous devenons responsables de sa transmission car nous avons acquis une sagesse nécessaire à l’harmonie de la relation. Notre rôle est de rendre accessible cette sagesse, ensuite à l’autre de faire les choix ou pas. Nous donnons les moyens de prendre une décision éclairée, c’est le plus important. Pour la suite, nous ne sommes pas responsables du choix final, même si on peut être déçu. Chacun ses responsabilités pour un fonctionnement équilibré.

 

Si on ne dit rien, tout ce qui n’est pas à l’extérieur reste à l’intérieur. Les non-dits et l’accumulation de rancœur exploseront au plus mauvais moment avec une intensité tellement forte qu’il peut être difficile de reconstruire par la suite. Adoptez un comportement préventif est vital.

Passer par l’écriture d’une lettre n’est pas la meilleure des idées car c’est symboliquement très violent, même si c’est mieux que rien.

Parler face à face, calmement est plus porteur même si ce n’est pas toujours facile.

La marelle de la communication non violente est un bon outil.

La marelle de la Communication Non Violente

Pour préparer une discussion importante voici la marelle de la communication non violente. Pour transmettre un message sensible, je me prépare sur la marelle avec si possible une personne bienveillante, capable de m’accompagner dans le processus et qui respecte la confidentialité.

Il est possible d’écrire chaque mot sur un morceau de papier posé au sol dans l’ordre suivant afin de pouvoir se déplacer dessus.

 

 

Vous commencez en vous positionnant sur la case “description”. C’est le niveau 1. C’est le moment de décrire les faits avec objectivité.

Ex : il a pris son stylo.

Dés que vous entrez dans les jugements, vous vous placez sur le niveau 0. Et c’est ok passer par cette case dans cette phase de préparation. C’est même le moment de se défouler. Ex: elle est débile, elle ne comprend rien …

C’est possible de faire des allers-retours entre les cases.

Une fois la description aboutie, vous allez sur la case “sentiment” pour exprimer comment vous vous sentez face à cette situation. Une fois que vous avez fait le tour vous pouvez alors aller sur la case “Besoins” pour les identifier. Tous mauvais sentiments est un besoin inassouvi : besoin d’amour, de reconnaissance …. Tout bon sentiment est un besoin comblé.

Choisissez ensuite sur la case “actions” ce que vous allez faire pour vous-même et/ou la demande que vous allez faire à l’autre.

 

Une fois que je le fais pour moi, je le fais dans la peau de l’autre. Même principe quels sont ses jugements, sentiments, besoins …

 

Une fois le processus terminé, je peux m’exprimer directement à la personne selon le schéma type suivant :

Lorsque que … nous avons pris la décision sur le projet

Je me suis sentie … inconfortable. J’ai eu la sensation d’étouffer.

J’ai besoin … de me sentir entendu

Je te propose … qu’on ajoute la règle de prendre 1 minute de silence avant chaque grande décision.

 

Si lui s’emporte, aidez-le grâce à la marelle.

Lui : Tu me saoule

Vous : Tu te sens agacé parce que tu as entendu cette remarque et tu as besoin qu’on reconnaisse tous les efforts que tu as fourni. Est-ce que tu aimerais que je te dise ce que je vois de génial en toi ?

 

Ok c’est un peu théorique, il sert pédagogiquement. Plus vous allez pratiquer plus vous allez trouver votre langage et ça va être fluide. En cas d’urgence, c’est un bon moyen de se raccrocher à un cadre rassurant.

 

Rappelez-vous, vous ne pouvez faire que 50 % du travail. Si l’autre refuse catégoriquement vous n’êtes pas responsable, vous aurez fait votre rôle.

 

Lorsque ça parait trop difficile, faites appel à un tiers non concerné pour jouer le rôle du médiateur neutre. Il existe aussi des médiateurs professionnels. Le facilitateur de projet peut intervenir sur la restructuration du collectif pour lui permettre de mieux fonctionner.

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